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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 23:19

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Quand on parle de comics, on parle souvent des comics de super-héros, les oeuvres de DC Comics et Marvel qui bombardent les écrans du monde entier dans une guerre terrible mais qui tourne a l'avantage de DC, largement grâce a la brillante trilogie Batman de Christopher Nolan et malgré le succès du sympathique mais pas au niveau Avengers de Joss Whedon. Mais dans les comics, il y a aussi les one-shot, et Frank Miller fait partie des plus célèbre scénaristes de comics, et sa célèbrité lui a permis d'adapter ses oeuvres sur le grand écran (Sin City mais aussi The Spirit, qu'il a mis en scène en solo), et ce Sin City co-réalisé avec Robert Rodriguez est réussi, un bon polar graphique mais plus intéressant dans le fond que dans la forme...

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/32/6/bruce-willis-dans-le-film-sin-city-4768326locrh.jpg?v=1

Tous liés et symbolique de la mentalité de Sin City, le scénario raconte trois histoires , celle d'un flic qui veut partir sur un coup d'éclat mais va en subir les conséquences, celle d'une brute épaisse qui va mener une enquête a sa façon pour retrouver l'assassin de l'amour soudain de sa vie et enfin celle d'un tueur qui va devoir gérer le chaos engendré par un psychopathe imprévisible dans le quartier chaud de la ville, trois histoires qui parlent de pouvoir, de politique, d'amour et surtout de désespoir : des héros qui n'en sont pas, qui n'ont plus rien a perdre et qui se laissent soit engloutir par la barbarie et la monstruosité de cette cité soit essayent d'y résister, en vain...

 

http://christophe.menu.free.fr/cinema/sincity/img/01.jpg

Laissant la part belle aux personnages sur le carreau, qui s'abandonnent a la folie barbare de Sin City, le casting assez impressionnant réunit un Bruce Willis excellent en flic déterminé et kamikaze, un Mickey Rourke brutal et colossal, un Clive Owen plus subtil mais parfois trop propre sur lui, et les personnages féminins sont capable d'être aussi angélique qu'une sublime Jessica Alba ou térrifiant comme la tigresse indomptable Rosario Dawson, et les bad guys du film comme le cinglé Benicio Del Toro ou le psychopathe absolument impassible (c'en devient même impressionnant) Elijah Wood apparaissent, font leurs shows et disparaissent...

Ami proche du très talentueux Quentin Tarantino, Robert Rodriguez montre qu'il est capable de faire de bonnes choses, de temps en temps... Soutenu par Tarantino et Miller, le réalisateur prend le parti pris total du graphisme comic en noir et blanc qui laisse ressortir les couleurs de façon très parsemé, mais c'est avant tout dans ce spectacle gore et cette mascarade organisé par Rodriguez que le film décoit, des morts ridicules, un parti pris qui tombe parfois a l'eau et qui gâche le bon fond du film.

Un polar graphique violent, sombre, porté par un casting très solide mais par un cinéaste qui l'est beaucoup moins.

 

Note : 3,5/5

 

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Published by SuperMadara - dans Critiques : Action
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